Être artiste, tout un contrat ! une mobilisation

Parce qu’il s’agit d’un moment historique, où il est temps de rebrasser les cartes du jeu pour offrir enfin aux artistes un véritable statut juridique et l’accès à un filet social qui ne rime pas avec précarité !

Si le milieu culturel demeure aux soins intensifs depuis la pandémie COVID-19, nous croyons que cette période de ralentissement aura permis également de révéler une autre crise, soit l’angle mort de notre filet social, nécessitant un « arrêt sur l’Art » qui aura mis en relief la fragilité de ce secteur d’emploi.

En réponse à l’initiative de la Ministre de la Culture et des Communications, le mouvement A • R • T a déposé son mémoire intitulé « Être artiste, tout un contrat ! » en février dernier pour offrir des recommandations juridiques quant à la révision des lois entourant le statut de l’artiste. Les 2500 co-signataires du mémoire souhaitent rappeler l’urgence d’offrir des réponses législatives appropriées pour améliorer les conditions socioéconomiques des artistes québécois·ses indépendant·es qui portent à bout de bras une industrie culturelle déjà fragilisée par :
  • l’arrivée d’internet et les géants du web qui ont transformé la relation entre l’artiste et son public ;
  • le manque de précisions juridiques pour baliser les relations de travail entre les donneurs d’ouvrage et les artistes québécois·ses ;
  • l’absence de protection sociale pour les travailleur·euses culturel·les (impossibilité d’accéder à l’Assurance-Emploi) et;
  • une méritocratie culturelle qui repose sur une économie de projets risqués qui carburent à la nouveauté et qui demandent aux artistes d’être imprévisibles et de viser l’excellence, et ce, sans garantie de revenu !


Les membres d’ A • R • T et leurs partenaires espèrent sonner l’alerte médiatique et politique le 5 mai 2021 en lançant l’invitation aux autres régions du Québec pour se rendre à l’Assemblée nationale afin de demander une échéance à la Ministre quant au dépôt d’un véritable projet de loi pour un statut juridique de l’artiste révisé. Cette brève manifestation artistico-politique permettra de mobiliser (dans le respect des règles sanitaires) des artistes indépendant.es issu.es de toutes disciplines confondues dans une démarche de mobilisation citoyenne à l’échelle nationale pour œuvrer à l’amélioration des conditions socio-économiques et de la reconnaissance de la juste valeur économique et sociale des artistes québécois.es. Grâce à la collaboration de partenaires des milieux communautaires, publiques et privés nous voulons stimuler la création de collaborations inédites afin de soutenir ce projet novateur et d’envergure nationale qui représente une riche occasion de visibilité pour chacun des acteurs qui permettront la réalisation d’un front commun artistique afin de sensibiliser les décideurs publics et la population à la gravité de la situation pour les artistes québécois.es ! L’événement médiatique et artistique « Être artiste, tout un contrat ! » sera orchestré par le mouvement A • R • T en collaboration avec :
 - l’OBNL De Cause à Effet,
 - le Mouvement des chômeurs et chômeuses de l’Estrie,
 - le Bureau de la Député de Sherbrooke Christine Labrie,
 - le Rassemblement Diomède (Montréal),
 - Machine de Cirque (Québec),
 - (autres associations, regroupements à confirmer sous peu).


Devant l’importante mobilisation de la communauté artistique de l’Estrie depuis l’été 20201 , l’organisme De Cause à Effets, le Conseil de la culture de l’Estrie, le Mouvement des chômeurs et chômeuses de l’Estrie ainsi que la Députée de Sherbrooke, Christine Labrie ont choisi de soutenir le mouvement A • R • T (Artistes Reconnu·es par une Rémunération Équitable au Travail) afin que soit entendue la voix des artistes travailleur.euses autonomes en soutenant la rédaction et le dépôt du mémoire « Être artiste, tout un contrat ! » issue d’une importante démarche réflexive auprès d’artistes régionaux pour soumettre des recommandations spécifiques face aux enjeux territoriaux qui affectent la pratique artistique en région, de même que les risques économiques et sociaux qui privent les artistes professionnel·les indépendant·es d’accéder à la même protection sociale qui est accordée à tout autre salarié·e.


Précision entourant l’événement : Un parcours signalétique sera installé devant l’Assemblée Nationale du Québec avec l’installation temporaire de panneaux de signalisation revisités (avec humour et créativité) pour inviter les journalistes et les parlementaires à expérimenter la « zone culturelle à risque » : témoignant du chemin cahoteux d’un.e artiste professionnel.le.


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