Comment scénariser un balado : les bons ingrédients

Il n’existe pas une seule recette pour scénariser un balado documentaire ou de non-fiction. Pourtant, quelques règles reviennent souvent. On a eu envie d’en parler avec des maîtres à penser dans le domaine et d’explorer leurs meilleures pratiques. Voici un résumé des leçons apprises.

1- Comment choisir un bon sujet pour le balado? 

Si on peut s’entendre sur une chose, c’est que l’objectif ultime d’un balado est d’être écouté par le plus grand nombre possible de paires d’oreilles. Cela dit, cette portée universelle peut être fabriquée de plusieurs façons, et cela indépendamment du sujet.

En effet, parmi les professionnels interrogés pour cet article, la plupart affirment qu’il n’existe pas de bons ou de mauvais sujets de balado. Tout est une question de la manière dont est traité ledit sujet et de la forme qu’il prend. 

C’est l’avis Julien Morissette, de Transistor média, qui mentionne avoir dans son panthéon de balados préférés l’histoire d’un tremblement de terre en Alaska, d’une chèvre qui se tient en équilibre sur une vache, d’un centre d’appel frauduleux en Inde ou encore d’un concours absurde dans une station de radio. « C’est parfois les histoires qui semblent les plus banales qui finissent par dévoiler de grandes idées, des réflexions intéressantes ou une portée universelle », précise-t-il.

Pour le réalisateur Gabriel Allard-Gagnon, on ne devrait pas s’imposer de limites sur le choix du sujet. « Pour moi, ce sont les personnages et les angles qui sont les plus importants, qui font qu’une histoire est captivante. » Un avis partagé par Cédric Chabuel, réalisateur à Radio-Canada, qui privilégie une approche naïve et empathique. « On ne connaît jamais le potentiel complet d’un sujet au démarrage d’un projet. Ça prend du temps, et c’est la plupart du temps surprenant. »

Toutefois, précise Élodie Gagnon, directrice de RECréation, un sujet d’emblée universel peut avoir ses atouts. « Pour moi, un bon sujet de balado suscite la curiosité, la discussion ou la réflexion. Ce qu’on cherche, c’est un sujet qui titille tout de suite l’intérêt quand on en parle autour de soi. C’est d’ailleurs un bon test à faire en démarrant un nouveau projet. »

Parmi les procédés disponibles aux professionnels pour accroître la portée universelle d’une histoire, Anne-Sophie Carpentier, réalisatrice à Qub radio, souligne l’importance d’une démarche forte et d’une curiosité audible aux oreilles. « Si tu as en tête un sujet que toi tu trouves intéressant, et pour lequel tu as le feu, c’est que ça doit être un bon sujet. »

Encore faut-il que le balado trouve sa place dans l’offre globale, nuance Annie Reeves, directrice du développement et de la production audionumérique à Radio-Canada, pour qui un balado « doit trouver son caractère unique et distinctif afin de se démarquer dans la mer de contenus. »

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