Un premier cours de langue autochtone à l'Université de Sherbrooke

Charles Beaudoin
Publié le 4 septembre 2019

Un cours de langue et de culture abénaquises a commencé mercredi soir à l'Université de Sherbrooke, l'un des premiers établissements universitaires à offrir un cours de langue autochtone au Québec.

Près d'une trentaine d'étudiants sont inscrits pour en apprendre davantage sur l'histoire de ce peuple autochtone. Pour le professeur Philippe Charland, les 15 prochaines semaines seront un moyen de faire découvrir la culture autochtone à un plus large public.

Les langues autochtones comme l'abénaquis, pour la plupart, sont souvent en très grand danger. Perdre une langue, c'est comme perdre un pan de l'humanité, et le fait de l'enseigner pourra peut-être permettre de la ramener à l'avant-plan et de transmettre une façon de voir le monde différente qu'en français, explique M. Charland.

C'est un cours d'introduction à l'abénaquis, donc ce qu'on voit un peu à travers ça, c'est l'histoire des Abénaquis. On va voir des expressions, du vocabulaire de base, la famille, les animaux, la nourriture, un peu de toponymie et les étudiants vont apprendre à écrire en même temps, ajoute l'enseignant.

Au-delà de l'intention de bonifier leur culture générale, deux étudiantes rencontrées misaient sur l'apprentissage de la culture abénaquise pour les appuyer également dans leur travail futur ou actuel.

C'est de mieux comprendre le Québec aussi, parce qu'il y a des Autochtones autour, on vit ensemble, mais on ne se connaît pas. Ça permet une ouverture sur une partie de ces peuples et si je peux savoir quelques mots, ça pourra être facilitateur pour créer un lien, explique Caroline Rivard, qui effectue un retour aux études en travail social.

Le volet culture abénaquise m'a beaucoup intéressée, parce qu'on parle des Autochtones et que c'est l'Année internationale des langues autochtones. Je trouvais ça intéressant, parce que la culture générale est un thème que j'aborde avec mes élèves de cinquième secondaire et je vais peut-être pouvoir apporter un peu de connaissances que j'acquiers dans le cours et des petits mots ici et là, notait quant à elle Amélie Gilbert, qui enseigne en français langue seconde.

Source : Ici Estrie

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1286968/cours-langue-autochtone-abenakis-universite-sherbrooke


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