Hamel, André

PRÉSENTATION

André Hamel est né à Grand-Mère, en Mauricie, en 1944. Il y a vécu ses vingt premières années et il est en passe d’y vivre ses dernières. Puis émergea le « je ».

D’aussi loin que je m’en souvienne, je me suis toujours battu contre la langue, mais ce ne fut que peine perdue et je doute même d’avoir remporté quelque bataille que ce soit. On ne peut rien contre les mots qui nous encarcanent. Tout au plus peut-on se colletailler avec eux en des chamailles dérisoires. Et publier, c’est reconnaître sa défaite. C’est donc par orgueil que j’ai tant tardé à le faire quoique j’écrive depuis toujours.

Outre des œuvres de jeunesse parues en leur temps aux Éditions des Rapides, j’ai publié plus récemment quelques nouvelles dans la revue Mœbius : La danse macabre (mai 2013, no 137) et Intercalaire (novembre 2015, no 147).

J’ai remporté en 2012 le prix Clément-Marchand de la Société des écrivains de la Mauricie pour Les violoneux de l’enfer et en 2016 le Coup de cœur du jury du concours littéraire de la Société d'étude et de conférences/Mauricie et Centre-du-Québec pour Le goût des oursins.

En août 2017, j’ai publié, chez Leméac, Mourir d’oubli, chroniques de la grand’rue et des alentours. Cette cosmogonie mauricienne est une œuvre ambitieuse et multiforme : c’est un roman, celui d’un Grand’Mérois sans histoire lancé à la découverte des morts et des récits dont il est le personnage; c’est un chant sacré, un hymne au Saint-Maurice, la rivière fondatrice, la rivière de tous les mythes; c’est une épopée, celle du petit peuple d’un peu pays aujourd’hui prisonnier du temps muséal; c’est une réécriture, une refondation de la Complainte du Saint-Maurice.

Je planche sur un prochain roman dont le titre de travail est Vies et morts de Vic Cameron, à moins que ce ne soit sur L’anthropologue, les sorciers et les enfants du missionnaire. Mais ce n’est pas pour demain. 2020, peut-être?