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Démarche artistique OBJECTIFS L'objectif principal visé réside dans la présentation de tableaux équilibrés, vivants, joyeux, gais, enthousiastes et, bien sûr, portant à la réflexion.
À cette fin, sont utilisées des couleurs vives (rouge, jaune, bleu) travaillées à la spatule par superposition de couches, traitant particulièrement les clairs-obscurs et les contrastes.
Un second objectif est d'élaborer des peintures sans artifices inutiles, sans quoi que soit de gratuit ou de tape-à-l'oeil, bref, sans prétention.
Les peintures, dans l'ensemble, s'inscrivent dans le courant impressionniste.
CHEMINEMENT La peinture permet d'intégrer les connaissances découlant de la physique (lumière spectrale), de la chimie (pigments et couleurs) et de la biologie (mouvement) ; du côté artistique, elle exprime « l'intangibilité liée à la création ».
Biologiste de formation et professeur en sciences de l'environnement, l'auteur a été engagé de très près dans des dossiers touchant l'évaluation environnementale des valeurs axées sur l'esthétique (joliesse). À partir de concepts visant la mise en place de paramètres indicateurs et de critères pour évaluer la beauté (harmonie), des méthodes ont été mises au point, qui permettent aujourd'hui de mesurer l'« inquantifiable » et l'intangibilité reliés à la fragilité d'un élément naturel tel l'impact du stress environnemental sur le paysage.
Les sujets traités visent à mettre en évidence les courants lumineux par jeux de contraste : clairs-obscurs (luminisme) et teintes chaudes et froides. La peinture doit être soit vécue et ressentie : ce n'est pas seulement un assemblage de couleurs mais aussi un amalgame de tons et de rythmes qui donnent vie au tableau. Si complexe soit-il, le tableau repose sur un schéma idéal préexistant, dont les règles de la perspective linéaire et tridimensionnelle assurent une traduction sensible. Aucune partie du tableau n'a de valeur en soi, mais seulement dans l'équilibre harmonieux de la composition.
Quand la peinture déforme les apparences du monde extérieur au point de les rendre méconnaissables, quand il est entendu que la signification du tableau tient essentiellement à la couleur et à la forme, alors il est logique de trancher les derniers liens qui rattachent l'oeuvre à la réalité visible et d'opter directement pour ce qu'il est convenu d'appeler la peinture abstraite. Encore faut-il distinguer les thèmes qui traitent d'une abstraction intransigeante ou encore d'une abstraction souple moins paralysée dans ses moyens (visualisation plus cartésienne).
L'élaboration du tableau vise à interpréter les grands rythmes des éléments en ne retenant que leur force et leur puissance dominante. L'identification du sujet est impalpable, mais enclenche les dépouillements des structures dont les métamorphoses et les réductions s'en tiennent à l'indispensable.
La composition picturale réalisée à partir d'empâtements anarchiques ou improvisés conduit à un cheminement inattendu, irréaliste. L'emploi des contrastes vise à exciter cônes et bâtonnets, cellules rétiniennes. L'induction picturale méli-mélo de la couleur engendre la création d'une structure novatrice. L'aspect créatif s'apparente à l'éclosion, où le rythme cherche à recréer le renouvellement perpétuel.
Guy Vaillancourt, D.Sc.


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