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DÉMARCHE
Depuis dix ans maintenant je travaille autour de l'idée du jardin comme lieu et objet de création; la dialectique nature-culture, et plus spécifiquement la façon d'intégrer une œuvre dans un milieu naturel, alimente ma réflexion.
Je pense qu'une œuvre conçue pour s'insérer dans un milieu naturel ne doit pas seulement occuper un espace physique, mais doit vivre tout comme la nature qui l'entoure. Aussi je crée des sculptures qui se modifient avec le temps. Quelquefois je plante un ou plusieurs arbres à l'intérieur d'une œuvre comme dans la série des Anneaux de croissanœs, ou dans La Rosaœ. D'autres pièces sont toujours en expansion; j'ajoute un nouvel élément à La rivière du temps à tous les jours. Certaines œuvres sont destinées à disparaître plus ou moins rapidement selon les matériaux que j'utilise. Dans Migration du rhinocéros, le changement s'effectue partiellement: une structure de grillage métallique est remplie de matière végétale qui en se décomposant laisse voir œtte structure transparente ressemblant à un fantôme.
Depuis deux ans je me suis remis à la sculpture sur bois et au travail de la pierre, je transforme les troncs et les pierres en grillages et je les réintroduis dans la forêt et dans le ruisseau. Je redonne ainsi à la nature œ qui provient de la nature. Cet intérêt pour l'art-nature m'a amené à participer au symposium Le Vent des Forêts en Franœ en 1999 et au symposium Garten der Sinne en Allemagne en 2001. Au printemps 2001, j'ai participé à la deuxième assemblée générale de l'association ARTISTS lN NATURE INTERNATIONAL NETWORK où j'ai été élu vice-président du conseil d'administration. Parallèlement à ma pratique artistique, j'ai organisé les deux premières éditions du Symposium art-nature Cime et Racines et j'ai publié un catalogue sur ces deux premières éditions.
Roger Gaudreau, Octobre 2003
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